La place de la Fontaine

Ville de Heillecourt
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au fil du temps

Au travers des âges

Expression alsacienne : “Garder l’église au milieu du village”

Faire preuve de grande précision ou s’attacher aux convenances

Expression régionale alsacienne qui cherche à traduire le respect des traditions. Pourtant elle ne serait pas spécifique à la France et existe chez d’autres pays européens mais ne traduit toujours pas la même idée. En effet, en Belgique, elle prendrait le sens de garder la tête froide et en Suisse, elle chercherait à décrire quelque chose avec la plus grande précision possible.



Aujourd’hui devenu Place de la fontaine, le Vieux Cimetière était un lieu de repos éternel pour de nombreux habitants de la ville. Il était situé sur la rue du Commandant Louis Bouchet et a été créé en 1843 pour répondre à la demande croissante de places funéraires dans la région. Il a finalement été déplacé et c’est la fontaine qui a pris sa place.

La fontaine, qui donnera son nom à la place, a été réalisée par un artisan sculpteur des Vosges et est installée sur ce nouveau site inauguré en 1978. Pour commémorer le bicentenaire de la Révolution française, un chêne, arbre de la liberté, est planté le 14 juillet 1989. En 1993, la fontaine est déplacée de quelques mètres lors de l’aménagement des abords de la Grande Rue et du parking. La place prend alors l’aspect que nous lui connaissons.

Au début du XXe siècle, alors que le nombre de Heillecourtois — surnommés à tort ou à raison les Maurepayou (les mauvais payeurs !) — dépasse à peine cinq cents, on compte dans le village : cinq cafés, une épicerie, une boulangerie-épicerie, un artisan cordonnier et un maréchal-ferrant.

La Place de la Fontaine, au cœur du village, contribuait elle aussi à faire vivre la commune, en partie avec le café Louis, devenu par la suite le café Renaud. Les cafés sont des lieux de convivialité pour les villageois, surtout les dimanches et jours de fêtes, fréquentés principalement par les hommes. On y tape la belote, on joue aux quilles. Les enfants, après les vêpres, ne manquent jamais de rejoindre leur père pour obtenir un cornet de cacahuètes.

La salle Renaud, aujourd’hui dénommée salle Georges Audinot, occupait autrefois une place centrale dans la vie communale. Elle faisait office de salle des fêtes et accueillait notamment des représentations théâtrales durant la seconde guerre mondiale, dont les recettes étaient reversées à une cagnotte pour les prisonniers de guerre.

 

En 1993, la fontaine est déplacée de quelques mètres lors de l’aménagement des abords de la Grande Rue et du parking. La place prend alors l’aspect que nous lui connaissons.

Maréchal Ney 

Le Maréchal Ney, de son vrai nom Michel Ney, Duc d’Elchingen, Prince de la Moskowa, pair et Maréchal de France, était un militaire français. Il a joué un rôle important pendant les guerres napoléoniennes.

Né en 1769 à Sarrelouis en Lorraine. Il a commencé sa carrière militaire en 1787 et a combattu pendant la Révolution française et les guerres napoléoniennes. Souvent entre deux campagnes, il venait chez sa soeur, épouse de Claude Monnier, le propriétaire du château de la Malgrange. Ses parents,  habitaient  Jarville – annexe de la paroisse de Heillecourt. Ils furent inhumés dans l’ancien cimetière du village, près de l’entrée à droite.

Ney est devenu célèbre pour son courage et sa bravoure sur le champ de bataille, ainsi que pour son rôle dans plusieurs victoires militaires importantes. Il a été élevé au rang de maréchal de l’Empire par Napoléon Bonaparte en 1804 et a participé à de nombreuses campagnes militaires, notamment en Espagne, en Russie et en Allemagne.

Cependant, en 1815, Ney s’est rangé du côté de Louis XVIII lors de la Restauration et a été jugé pour trahison par le gouvernement provisoire mis en place après la défaite de Napoléon à Waterloo. Il a été exécuté par peloton d’exécution à Paris le 7 décembre 1815. Aujourd’hui, il est souvent considéré comme l’un des plus grands généraux de l’histoire militaire française.